Aussi appelé :
Le syndrome des 3H
Le syndrome des 3H, aussi appelé le cercle vicieux de la sédentarité.
[Berthoude-Aranda, Reynes,2011]
Hypokinésie-Hypoxie-Hypodynamie

Constat
Actuellement la proportion de personnes en situation de sédentarité (plus de quatre heures assis ou allongé hors temps de sommeil) s’élève à 40% (ONAPS – statistiques hors Covid).
Or celle-ci entraîne une dégradation rapide de la condition physique.
La sédentarité
Le cercle vicieux de la sédentarité s’appuie sur les déterminants de l’inactivité physique . Il se concentre sur les contraintes intra-individuelles qui ont un rôle plus important que les contraintes environnementales et inter-individuelles.
Ces contraintes qui concourent au processus de sédentarité ou au sédentarisme se rassemblent autour d’un concept, le syndrome 3H. Appelé aussi « le syndrome de l’oreiller », il se compose en 3 étapes : hypoxie, hypokinésie, hypodynamie.

Hypokinésie

- Manque de mise en mouvement
- Je ne fais pas/plus
Représentant la dimension physique.
L’individu perçoit son degré de compétence faible ou élevé, cela va favoriser une inappétence ou un dynamisme appétitif à l’Activité physique
Hypoxie

- «Je ne peux pas/plus faire»
- Diminution de la capacité à faire (capacité aérobie)
L’hypoxie s’associe à la dévalorisation de soi pour développer des comportements sédentaires délétères.
Hpodynamie

- Difficultés éprouvées pendant ou après une activité physique et perte du désir de faire
- «Je n'ai pas/plus envie de faire»
Diminution de l’amplitude des mouvements ou de l’activité fonctionnelle d’un muscle ou d’un organe.
En pratique
Le manque de mouvement (Hypokinésie) peut provoquer une baisse puis une perte de la capacité aérobie. Ceci s’assimile donc à une perte de la capacité à faire de l’exercice ou toute autre activité de la vie quotidienne (Hypoxie). La diminution ou la perte de capacité aérobie entraîne une difficulté ressentie associée à une perte d’envie de faire (Hypodynamie).
Conséquences

Les conséquences seront une augmentation de la fatigue ressentie à l’effort, apparaissant de plus en plus rapidement, ainsi qu’une dégradation de la capacité de récupération qui sera de plus en plus longue. Au fur et à mesure, la pratique d’Activités Physique sera une source d’affects négatifs (sensations négatives de fatigue et d’altération de l’humeur, de l’estime de soi) que l’individu va alors progressivement anticiper.
S’ensuit une perte de plaisir lors d’une Activité Physique qui va engendrer un manque de mouvement encore plus important et faire rentrer l’individu dans un évitement et un désinvestissement de toute Activité Physique, passant notamment par une dévalorisation de soi. Ainsi, au fur et à mesure, l’individu ayant un manque de mouvement, verra une diminution de sa capacité aérobie, augmentant les difficultés ressenties et la perte de l’envie de faire [Foucaut 2013].
Conclusion
Pour conclure, le sédentarisme entraîne en boucle le manque d’activités physiques, perte de capacité physico-physiologique, la diminution de l’envie de pratiquer et la dévalorisation de soi.
La raison majeure de ce cercle vicieux reste pour moi, la perte de l’élément principal de la condition physique : la capacité aérobie.
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